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Septembre 2026 / Temps de lecture estimé : 3 minute(s)
Le chiffre d’affaires progresse, les clients sont présents, mais la trésorerie reste tendue. Cette situation est fréquente : vendre davantage ne signifie pas toujours gagner davantage.
Pour comprendre ce qui se passe réellement et prendre les bonnes décisions, cinq indicateurs peuvent être suivis chaque mois.
L’essentiel n’est pas de regarder un chiffre isolé, mais son évolution par rapport au mois précédent, à la même période de l’année précédente et aux objectifs prévus.
1. La marge : ce que les ventes rapportent vraiment
Le chiffre d’affaires indique combien l’entreprise vend. La marge permet de mesurer ce qu’il reste après les coûts directement liés à ces ventes, avant les charges fixes et les autres frais de l’entreprise : achats, matériaux, sous-traitance, déplacements ou temps consacré à la prestation.
Une mission facturée 2 000 € peut sembler rentable. Mais si elle nécessite davantage de temps ou de dépenses que prévu, le gain réel diminue rapidement.
Une marge qui baisse alors que le chiffre d’affaires progresse doit donc attirer l’attention. Elle peut révéler des tarifs devenus trop faibles, des remises trop importantes, une hausse des coûts fournisseurs ou encore des prestations mal cadrées.
Suivre cet indicateur permet alors de revoir les prix, de négocier certains coûts ou d’ajuster l’organisation des prestations.
2. La trésorerie à 30, 60 et 90 jours : anticiper plutôt que subir
Une entreprise peut être rentable et manquer malgré tout d’argent.
Le solde bancaire du jour ne suffit donc pas. La vraie question est plutôt : combien restera-t-il sur le compte dans 30, 60 ou 90 jours une fois les salaires, fournisseurs, cotisations, TVA, emprunts et autres échéances réglés ?
Un prévisionnel de trésorerie permet d’obtenir cette visibilité et d’identifier suffisamment tôt une période plus tendue.
Le dirigeant peut alors agir avant que la difficulté ne se présente : accélérer les encaissements, négocier certains délais ou anticiper un besoin de financement.
3. Les factures clients en attente : combien d’argent reste à encaisser ?
Un chiffre d’affaires élevé apporte peu de confort si une part importante des factures reste en attente de paiement.
Chaque mois, il est donc utile de regarder :
Si les créances clients augmentent plus vite que l’activité, la trésorerie peut rapidement se tendre.
Des relances plus rapides, la demande d’acomptes ou l’évolution des conditions de paiement peuvent alors permettre de réduire ce décalage.
4. Les charges fixes : quel niveau d’activité faut-il atteindre chaque mois ?
Loyer, salaires permanents, assurances, abonnements, logiciels ou contrats de location continuent d’être payés, même lorsque l’activité ralentit.
Avec le temps, ces charges peuvent également augmenter par petites touches : un nouvel abonnement, un logiciel supplémentaire, un contrat devenu moins adapté…
Les connaître permet surtout de déterminer le niveau minimal d’activité nécessaire chaque mois pour couvrir les dépenses de l’entreprise.
Selon l’activité, ce montant peut être traduit en nombre de dossiers, de journées facturées, de produits vendus ou de clients nécessaires. Cela donne au dirigeant un objectif beaucoup plus concret qu’un simple montant de charges.
5. La rentabilité par activité ou par client : tout le chiffre d’affaires ne se vaut pas
L’activité ou le client qui génère le plus de chiffre d’affaires n’est pas forcément celui qui contribue le plus au résultat.
Certaines missions peuvent demander beaucoup de temps, de corrections, de déplacements ou de suivi. À l’inverse, une prestation moins importante en valeur peut être plus rentable lorsqu’elle est mieux organisée et nécessite moins de ressources.
Comparer régulièrement le chiffre d’affaires généré avec les coûts et le temps consacré permet donc d’identifier :
Des chiffres pour décider
L’objectif n’est pas de multiplier les indicateurs, mais de disposer chaque mois de quelques chiffres qui permettent réellement de comprendre la situation de l’entreprise.
Une baisse de marge peut conduire à revoir les prix. Des factures clients qui s’accumulent peuvent déclencher des relances. Une tension de trésorerie prévue dans deux mois permet d’agir avant l’échéance. Des charges fixes devenues trop importantes peuvent être réexaminées.
Un tableau de bord simple permet de réunir ces informations et de suivre leur évolution dans le temps.
L’expert-comptable peut accompagner le dirigeant dans le choix des indicateurs les plus adaptés à son activité, l’analyse des écarts et leur transformation en décisions concrètes.
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